- ✓Tu sens que tu n'es pas à ta place, mais tu ne sais pas vers quoi aller.
- ✓Tu as plusieurs idées et tu n'arrives pas à choisir.
- ✓Tu veux te reconvertir, mais tu as peur de te tromper.
- ✓Tu as besoin qu'une personne extérieure t'aide à y voir clair.
- ✕Tu as très peu travaillé : ton CPF ne suffira peut-être pas. Commence par le CEJ ou l'accompagnement de ta Mission locale, qui sont gratuits.
- ✕Tu as déjà un projet précis : passe directement à une immersion pour le tester.
- ✕Tu attends qu'on te dise quoi faire : le bilan t'aide à trouver ta réponse, il ne la donne pas à ta place.
Le bilan de compétences est ouvert à tout le monde, sans limite d'âge : salarié·es, demandeur·ses d'emploi, indépendant·es. Aucun diplôme n'est demandé.
Pour le financer avec ton CPF, il faut ne pas avoir fait de bilan financé par ce biais dans les 5 dernières années.
Un bilan de compétences dure entre 13 et 24 heures d'accompagnement, souvent réparties sur quelques semaines, avec des rendez-vous d'1 à 3 heures. Il se fait en présentiel ou en visio, avec un ou une conseillère d'un organisme spécialisé.
Il se déroule toujours en trois phases :
- La phase préliminaire : tu expliques ta situation et ce que tu attends du bilan
- La phase d'investigation : tu explores tes compétences, tes valeurs, tes envies, avec des tests, des exercices et des recherches sur les métiers
- La phase de conclusion : tu construis ton projet et un plan d'action concret
À la fin, tu reçois un document de synthèse. Il est confidentiel : il t'appartient, et personne d'autre ne peut le voir sans ton accord, pas même ton employeur ou France Travail.
- Une vision claire de tes compétences, y compris celles que tu ne voyais pas
- Une ou plusieurs pistes de métiers qui te correspondent, vérifiées avec des recherches et des rencontres
- Un plan d'action : quelle formation, quel financement, quelles étapes
- Une personne extérieure qui t'écoute sans juger, et qui te pousse à réfléchir
- Un document de synthèse qui t'appartient
- Du temps : en plus des rendez-vous, il y a du travail perso entre les séances (tests, recherches, enquêtes métier)
- De l'honnêteté avec toi-même : le bilan marche si tu joues le jeu
- Un reste à charge de 150 € si tu le finances avec ton CPF, sauf si tu es inscrit·e à France Travail
- Assez d'argent sur ton CPF : il prend en charge jusqu'à 1 600 €, et un bilan coûte souvent entre 1 500 et 2 500 €
Un bilan de compétences ne change rien à tes aides : chômage, RSA ou allocation CEJ continuent pendant le bilan.
Si ton CPF ne suffit pas, France Travail peut parfois compléter le financement. Parles-en à ton conseiller.
- Le ou la conseillère compte plus que l'organisme. Un grand nom ne garantit rien : si le courant ne passe pas au premier entretien, va voir ailleurs.
- Méfie-toi des bilans « express » 100 % en ligne. Depuis 2026, un bilan doit durer au moins 13 heures d'accompagnement réel : des tests en ligne sans vraie personne derrière, ça ne remplace pas un bilan.
- Le bilan ne fait pas le travail à ta place. Les gens qui en ressortent avec un vrai projet sont ceux qui ont fait les enquêtes métier et les recherches entre les séances.
- Tu n'es pas obligé·e d'en sortir avec un métier unique. Parfois, la conclusion, c'est « tester deux pistes » : c'est déjà énorme.
Le mot de L'Entre-deux. Quand tu tournes en rond depuis des mois, un bilan de compétences peut tout débloquer. Pas parce qu'il te donne la réponse, mais parce qu'il t'oblige à te poser les bonnes questions, avec quelqu'un qui t'aide à ne pas t'éparpiller. Choisis bien ton conseiller, joue le jeu à fond, et termine toujours par un test sur le terrain : une immersion, une rencontre, un stage.
Sources : CP Formation, Bilan de compétences CPF 2026 : ce que changent les nouveaux décrets, Filiz, CPF 2026 : plafonds abaissés et reste à charge à 150 euros, MaFormation, Les 3 étapes d'un bilan de compétences.
Comment faire