- ✓Tu as un diplôme ou une expérience, et tu veux les mettre au service d'un projet qui a du sens.
- ✓Tu as plus de 25 ans et le service civique t'est fermé.
- ✓Tu es prêt·e à partir longtemps, loin, et à vivre avec peu.
- ✓Tu envisages de travailler un jour dans la solidarité internationale ou l'humanitaire.
- ✕Tu veux juste tester l'étranger quelques mois : regarde plutôt le Corps européen de solidarité.
- ✕Tu veux mettre de l'argent de côté : l'indemnité permet de vivre sur place, pas d'épargner.
- ✕Tu veux rester en Europe : le VSI se fait uniquement hors de l'Espace économique européen.
Le VSI est ouvert à toute personne majeure, sans âge maximum et sans condition de nationalité. Tu ne peux pas partir dans ton propre pays, ni dans un pays où tu vis déjà.
Aucun diplôme n'est exigé par la loi. Mais dans les faits, les associations cherchent surtout des compétences : environ 3 volontaires sur 4 ont un bac+5, et la plupart ont déjà une expérience pro. Le profil type a entre 25 et 35 ans.
Tu pars avec une association agréée par le ministère des Affaires étrangères, pour une mission d'intérêt général dans un pays hors d'Europe. La moitié des missions ont lieu en Afrique subsaharienne, environ un tiers en Asie, et le reste surtout en Amérique latine et en Afrique du Nord.
Chaque mission dure de 12 à 24 mois. Tu peux enchaîner plusieurs missions, sans dépasser 6 ans de VSI dans toute ta vie. C'est un temps plein : tu ne peux pas avoir d'autre activité pro à côté.
Le plus souvent, ton rôle est de renforcer les compétences d'une structure locale : une école, un centre de santé, une ONG, une coopérative. Environ 2 000 personnes partent en VSI chaque année.
Quelques exemples de missions qu'on trouve souvent :
- Coordinateur·rice de projet éducatif dans une ONG au Sénégal
- Chargé·e de communication pour une association locale au Cambodge
- Appui à la gestion et à la recherche de financements d'une coopérative au Pérou
- Formateur·rice auprès d'enseignants ou d'animateurs à Madagascar
- Chargé·e de projet environnement ou agriculture durable au Bénin
Pendant ta mission :
- Une indemnité mensuelle, non imposable, dont le montant dépend de l'association et du pays. Le logement est souvent fourni en plus
- Ton voyage aller-retour pris en charge
- Une couverture sociale complète, et ta mission compte pour ta retraite
- Au moins 2 jours de congés par mois
- Une formation avant le départ, obligatoire, et un accompagnement sur place
À ton retour :
- Une indemnité de réinstallation, si ta mission a duré au moins 12 mois
- Une prime d'insertion professionnelle, qui peut aller jusqu'à 2 001 €, versée chaque mois pendant 9 mois au maximum. Il faut t'inscrire comme demandeur·se d'emploi et en faire la demande dans l'année qui suit ton retour
- Un accompagnement au retour, pour t'aider à valoriser ton expérience
Et surtout, une expérience de terrain qui compte énormément si tu veux travailler dans la solidarité internationale.
- Partir au moins un an, souvent loin, dans un pays où tout est différent
- Vivre simplement : l'indemnité permet de vivre sur place, sans plus
- Suivre la formation avant le départ, qui dure en général d'une à trois semaines
- Passer une sélection : CV, lettre de motivation, plusieurs entretiens
- Préparer ton départ : visa long séjour, vaccins, démarches administratives
Si tu dois arrêter avant la fin, il faut prévenir l'association au moins un mois avant.
Si tu touches l'allocation chômage, elle est suspendue pendant ta mission. Tes droits ne sont pas perdus : le volontariat rallonge le délai pendant lequel tu peux les utiliser. Préviens ton conseiller France Travail avant de partir.
Le VSI n'ouvre pas de nouveaux droits au chômage. C'est pour ça que la prime d'insertion professionnelle existe : elle t'aide pendant ta recherche d'emploi au retour. Elle ne se cumule pas avec le RSA ni avec d'autres aides à la recherche d'emploi.
- Ta compétence compte plus que ton envie d'aider. Les associations cherchent quelqu'un qui apporte quelque chose de précis : gestion de projet, communication, enseignement, santé… Mets-la en avant.
- L'indemnité change beaucoup d'une association à l'autre. Demande le montant exact, ce qui est pris en charge (logement, transport sur place) et les aides au retour avant de signer.
- Le retour est souvent plus dur que le départ. Prévois-le dès le début : garde contact avec ton réseau, et prépare la suite pendant les derniers mois.
- Pense au service civique à l'étranger si tu as moins de 26 ans. C'est plus court et souvent plus accessible sans expérience. Le VSI peut venir ensuite.
Le mot de L'Entre-deux. Le VSI est l'un des dispositifs les moins connus, et pourtant il répond à une question que beaucoup se posent après quelques années d'études ou de travail : « est-ce que ce que je fais a du sens ? ». Tu pars longtemps, avec un vrai rôle, et tu reviens avec une expérience qui change ta façon de voir le travail. C'est exigeant, mais c'est l'une des rares portes ouvertes sans limite d'âge.
Sources : France Volontaires, Le volontariat de solidarité internationale (VSI), AGEX, Contrat de volontariat de solidarité internationale : quelle prise en charge financière ?, Légifrance, Arrêté du 6 août 2026 sur les aides de l'État au VSI, France Travail, Service civique ou volontariat : quels impacts sur mes droits ?.
Comment faire